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Alice Springs – Darwin

du 29 avril au 11 mai 2015

Comme le disait Patrick dans l’article précédent, nous avions donc enfin trouvé un campervan pour rallier Darwin et donc parcourir les quelques 2000km à travers le « rien australien ». C’était auprès de la même compagnie de location que la Nissan Micra que nous l’avions trouvé, à savoir « wicked » connue pour être la compagnie jeune avec de bons prix (euh j’ai des doutes là-dessus) et surtout des véhicules complètement tagués… Et bien, le nôtre l’était et pas avec n’importe quels tags… Il faut reconnaître que nous avons eu un certain succès, surtout auprès de la gente masculine… Bref, la bonne nouvelle était que nous avions demandé un van pour 2 et que nous en avons eu un pour 5! De la place donc pour nos affaires et le choix de dormir soit à l’intérieur, soit dans la tente sur le toit! Après une tentative à l’intérieur sur une installation plus que bancale, la tente s’est avérée beaucoup plus confortable et pratique!
Nous récupérons donc notre superbe van, faisons le plein de victuailles chez Coles et nous élançons sur la fameuse Stuart Highway! 400km au programme pour atteindre notre permière étape: le site des Devils Marbles, de grosses pierres toutes rondes, résultat d’un phénomène géologique dont l’explication m’a un peu échappée, et sacrées pour les aborigènes. Sur ces 400km, il y aura eu une station-essence, trois virages, un ciel bleu infini et une petite dizaine de véhicules. Nous sommes bien au centre de l’Australie! Notre première nuit est un peu fraîche mais magnifique: le camping est rudimentaire (une toilette sèche) mais se situe au plein milieu des Devils Marbles, splendides, particulièrement au coucher et lever du soleil (nous avons vu les 2, héhé!)
Le lendemain, c’est la deuxième grande étape du trajet: il n’y a pas grand-chose dans cette partie-là du pays! 650km pour atteindre Mataranka et ses sources thermales! Toujours autant de virages, de véhicules et de station-essence… Le paysage ne varie pas beaucoup mais c’est tout de même difficile d’en détacher le regard. De la musique, un sentiment d’être loin de tout… On avale les kilomètres comme de rien!
A Mataranka, la chaleur est de retour mais cela ne nous empêche pas de nous baigner dans des bassins naturels d’eau chaude. L’eau est transparente, la végétation luxuriante! Nous avons quitté le désert et sommes entrés dans la zone tropicale du nord du pays… La route nous mène ensuite jusqu’au parc national Nitmiluk fait de gorges et de sentiers de randonnée. Au camping, nous apercevons nos premiers wallabies (petits kangourous) et python olive, qui semblent être les animaux domestiques du coin: le python ne se gênera pas d’occuper toute la rangée des toilettes des hommes!… Puis nous partons découvrir le parc national Litchfield où nous passons 2 jours à nous balader et à nous baigner dans les bassins naturels autorisés… Oui, je dis bien « autorisés » car la zone tropicale rime avec la présence de crocodiles et comme la saison humide vient de se terminer, tous les lieux de baignade ne sont pas encore assurés 100% sans croco!!
Nos derniers jours, nous les consacrons au parc national Kakadu: 20’000 km2 de nature ou presque, une route le traverse, quand même, et 1200 personnes vivent là au milieu, dans une petite ville! Des balades, des points de vue, des milliards de moustiques, pas de baignade (trop de crocos), mais une superbe croisière au lever du soleil qui nous permettra d’admirer la nature qui se réveille, ont été le programme de notre visite de Kakadu… La nature dans toute sa splendeur!
Plus qu’une centaine de kilomètres et nous voilà à Darwin! Nous rendons notre fameux van et consacrons les 2 jours suivants à l’organisation de la suite du voyage… La grande question revient: côte est ou côte ouest?

Alice Springs et le centre rouge

du 23 au 29 avril 2015
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Alice Springs est une ville de 25’000 habitants au beau milieu de rien, de l’Australie. C’est le point de départ de beaucoup d’excursions pour visiter le centre rouge. On l’appelle ainsi à cause de son sol riche en fer, qui par oxydation donne une teinte rougeâtre à la terre, sable et montagnes. C’est aussi une étape plus ou moins à mi-chemin entre Adélaide (au sud) et Darwin (au nord). La fameuse « Stuart Highway » relie ces 2 villes majeures, Alice Springs se situe sur son passage, à 1533 km d’Adélaide et 1497 km de Darwin (oui oui, il y a effectivement plus de 3000 kilomètres entre les 2).
A Alice, (<— ouais j’abrège, comme les vrais « Aussies »), on galère pour trouver un campervan qui doit nous servir pour parcourir les milliers de kilomètres entre les sites et pour nous loger. Malgré que ce ne soit pas encore la haute saison, bon nombre sont déjà réservés. On trouvera une petite Nissan Micra avec tente pliable sur le toit, ma foi fort confortable malgré le manque de place pour nos affaires…

Montage de la tente

Montage de la tente

Et c’est parti pour le road trip! D’Alice Springs, direction Yulara, le bled qui accueille les campings à 20km d’Uluru, le fameux cailloux tout rouge hyper connu du coin! Tcheu c’est cliché mais faut le voir, il est vachement impressionnant le machin! Y’a des gaillards qui grimpent dessus, mais nous pas. Il est bien plus beau de loin (Tcheu c’est beau quand c’est loin!)! Les Monts Olgas à 50km du caillou sont pas mal non plus, même presque mieux, et on peut y faire une splendide ballade sans manquer de respect aux Aborigènes (contrairement à Uluru). En passant 2 nuits sur place, on profite bien des lieux, couchers de soleil sur le caillou, lever de soleil sur le caillou et sur Olgas en même temps (!), bref, on a fait Uluru!
Après on roule jusqu’à Kings Canyon, à 2 pas d’Uluru (320 bornes), où on fera une superbe randonnée dans le canyon, rouge encore, plein de falaises et de points de vue spectaculaires sur la nature uniquement, puisqu’il n’y a rien d’autres dans les 1000 kilomètres à la ronde! Le soir au camping on discute avec 2 couples d’australiens retraités qui partent chaque année en camping-car plusieurs semaines. Ils nous refilent 2-3 bons tuyaux pour la suite de notre voyage puisqu’ils ont quelques années d’expériences de plus que nous dans cette région hostile.
Les nuits sous tente sont fraiches, désert oblige, la température nocturne moyenne varie entre 3 et 8 degrés à cette période de l’année.
Après le Kings Canyon, on reprend la route inverse (et non pas la Mereenie Loop car on n’a pas de 4×4) jusqu’aux Glen Helen et la partie ouest des MacDonnell, rangée montagneuse de 400km qui s’étend d’ouest en est à travers Alice (Springs, pour ceux qui ne suivent pas).
Là encore on s’en met plein les mirettes et je parfais mon australien : sur la route, je maitrise désormais le fameux levé de doigt (pas celui du milieu) lorsque je croise chaque véhicule (oui, « chaque », ça représente maximum 5 véhicules par heure, tout le monde le fait!), ainsi que, en public, le fameux « G’day mate », avec l’option : « How are you today? ». Tout cela avec un accent australien plus que parfait!
Après 2000 km dans cette « petite » région, on passe une dernière nuit à Alice, pour changer de campervan : on en a trouvé un plus grand pour se rendre à Darwin.

 

Sydney, la découverte d’un nouveau continent

du 16 au 22 avril 2015
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Après de belles sueurs et un sprint lesté de nos plus de 20kg de bagages dans la gare de Shinjuku, gare majeure de Tokyo et ses quelques 3,6 millions de passagers quotidiens (une demie Suisse par jour, dans la gare, oui…), 9 heures 30 d’un vol confortable avec Quantas nous attendent pour relier Tokyo à Sydney.
Note pour plus tard : prévoir du temps pour s’orienter parmi les plus de 200 sorties de la gare, récupérer ses affaires dans l’une des nombreuses consignes, ainsi que trouver la voie cachée du Narita Express (train pour l’aéroport, JR Pass compatible :-))
Bref, débarquer à Sydney à 7h30 nous permet de nous immerger tout de suite dans ce nouveau pays, ce nouveau continent. La première chose qui nous frappe : l’obésité ! Désolé les Australiens, mais il y a beaucoup de gros chez vous. Après quasiment 4 mois en Asie avec ses petits cambo-lao-viet-birmano-japonais secs à moudre, c’est frappant! 2ème originalité : il y a beaucoup de gens « bizarres », des types avec des looks originaux et un air de psychopathe peu rassurant. 3ème point frappant : le côté relax. Je m’explique : les chauffeurs de bus et beaucoup d’autres travailleurs sont habillés d’une paire de basket, de chaussettes jusqu’à mi-mollet, d’un short juste au-dessus du genou et d’un polo. Dans le bus y’a des passagers en maillot de bains et planche de surf. Elles y ont d’ailleurs une place réservée à côté des sièges que l’on peut relever pour une poussette, chaise roulante, ou le cas échéant, des planches de surf. Un dernier point qui nous a rapidement impressionné : la faune (animale, car la faune humaine c’était le point numéro 2)! Des perroquets de toutes sortes se baladent dans le moindre coin de verdure de la ville, des cacatoès, avec des couleurs hallucinantes, capables de cris plus absurdes les uns que les autres, et plein d’autres espèces incroyables. Bien loin des ternes pauvres moineaux européens! Bref le dépaysement est total. Le beau temps est là, donc on en profite pour visiter le centre, son opéra et son fameux « Harbour Bridge », « The Rock », les plages de Manly et de Bondi. Sympa tous ces quartiers, bonne équipe bonne ambiance! Les habitants de Sydney doivent vraiment ressentir l’impression d’être sans arrêt en vacances grâce à la proximité de l’océan et avec l’accès à toutes ces belles plages, en tout cas c’est ce que nous, nous ressentons!
Par contre, il y a un truc qui m’a déçu, quand on faisait les courses dans la « Migros » locale (« Coles » pour les intimes), quand ils ont diffusé AC/DC en musique de fond du magasin, j’étais le seul à jouer du air-guitar… J’ai pas compris, c’était pourtant « Thunderstruck »!
Après 3 jours de beau, ça nous a fait drôle puisqu’on avait eu que 2 jours sans pluie au Japon. C’était sans compter sur la tempête de la décennie qui a frappé Sydney, causant plusieurs morts et privant des milliers d’habitations d’électricité… Ça aura eu le mérite au moins de nous laisser du temps pour organiser la suite de notre voyage. Après moult hésitations, nous décidons de nous rendre d’abord dans le centre rouge! Décollage mouvementé en pleine tempête pour Alice Springs! Je crois qu’Anne se souviendra longtemps de ce décollage 🙂