du 19 au 27 octobre 2015
Après ces belles étendues boliviennes, je me dois de me rapprocher de ma destination finale, Buenos Aires, d’où je suis sensé décoller le 27 octobre. Ca tombe bien, la frontière Argentine n’est qu’à « quelques encablures » de la région du Salar. D’Uyuni, je relie donc Villazon, la ville-frontière avec La Quiaca, son équivalent Argentin, d’un trajet de bus de nuit de huit affreuses heures dans un vieux bus local « bolivien » sur une route en cailloux recouvertes de corrugations. Les corrugations, pour ceux qui l’ignorent, c’est d’abord un mot anglais pour désigner les froncements ou les vaguelettes d’une route en terre-battue souvent empruntée, c’est aussi un vieux mot français qui signifie « plissement de la peau ». Imaginez une route toutes ridées sur lesquelles un vieux bus sans suspension fonce à travers nuages de poussière et cailloux. C’est comme s’assoir sur une machine à laver pendant le programme « essorage », pendant 8 heures! Etant parti à 20h d’Uyuni, le bus arrive à 4h00 à Villazon, et se vide : ben oui, je suis le seul taré/touriste (choisir ce qu’il convient) à effectuer ce trajet. Mais pourquoi diable rester dans cette essoreuse sur roulette?!? Tout simplement parce que Villazon est une ville-frontière glauquissime où il n’y a rien à faire, que la frontière n’ouvre qu’à 6h00 du matin, et que j’avais l’accord du chauffeur pour dormir dans le bus jusque-là, ben oui, lui est allé se coucher, c’est fatiguant de conduire cette boite de sardine jusqu’à la frontière! J’ai donc essayer de dormir tant bien que mal, habillé de toute les couches possibles et recouvert de ma couverture en polaire, j’ai quand-même eu très froid. Après un passage de frontière matinale et frais, je suis monté dans un autre bus, Argentin cette fois-ci, et par conséquent, beaucoup plus confortable. Si confortable que je me suis endormi comme une masse, et qu’un garde-frontière m’a réveillé au milieu de nulle part, alors que la brigade canine inspectait le bus pour un contrôle itinérant, j’étais complètement seul dans le bus, tous les autres passagers avaient déjà débarqués et fait fouiller leur bagages. Quand je suis sorti, seul mon sac gisait devant le bus, tel un colis piégé, tout le monde me regardait et attendait que je fasse fouiller le mien afin de tous pouvoir remonter et repartir enfin… 🙂
Bref, 8 autres heures de bus après, j’arrive enfin à Salta, dernière étape de ce voyage de 10 mois. Je m’y repose et visite les environs de cette belle ville, au « style-devinez-quoi-…-coloniale-évidemment »!
De Salta, je loue une voiture pour 3 jours, afin de visiter la magnifique région.
Elle est surtout connue pour des petits villages isolés et pittoresques comme Cachi, ou alors Cafayate, la plus grande région viticole après Mendoza. L’endroit idéale pour déguster du vin, ce dont je ne me suis évidemment pas privé! La petite ville, au style colonial, évidemment, se trouve à 50km de la Quebrada de la Conchas, des formations rocheuses magnifiques, dans lesquelles je me suis balladé.
Dans ces petits villages j’ai fait de belles rencontres. Et j’ai passé des soirées intéressantes à discuter avec d’autres voyageurs. Sur la route par contre : pas un rat. Sauf à un moment, un agriculteur faisait du stop. Je l’ai donc embarqué et on a tenté tant bien que mal de communiquer. Ca a donner lieu à différentes situations coquasse, comme la photo plus bas :-).
Après ces quelques jours dans cette région, il est temps de rejoindre Buenos Aires, par les aires, car le prix d’un vol de 2 heures est au même prix que 19 heures dans un bus première classe… J’avais réservé une dernière nuit dans la capitale, au même endroit où nous avions séjourné il y a 2 ans lors de notre précédent voyage en Patagonie, mais la nuit a été très courte. En effet, pendant le transport entre l’aéroport de Buenos Aires et cette auberge, je me suis fait volé, ou j’ai perdu (l’Histoire ne nous le redira probablement jamais) mon passeport. Après avoir passé 2 bonnes heures au poste de police afin d’obtenir un certificat de perte, j’ai quand-même trouvé un excellent restaurant argentin qui m’a concocté à minuit (l’heure où tout le monde mange dans ce pays), un excellent et dernier filet de boeuf, digne de l’Argentine, fièrement accompagné d’un excellent Cabernet-Malbec de la maison… Après ce délicieux repas, je me suis octroyé quelques heures de sommeil avant de me lever tôt pour être prêt à 8h00 tapante, toutes mes affaires empaquetées, devant notre ambassade de la Suisse, pour obtenir le plus rapidement possible un laissez-passer, synonyme de sortie du pays et d’un retour en Suisse comme convenu. Grâce à une ambassade rassurante et efficace, j’ai pu me rendre directement à l’aéroport d’où j’ai pris mon 33ème vol de l’année 2015, et ainsi conclure en beauté ce voyage que j’avais démarré 293 jours plus tôt.
Bienvenue en Argentine. Ushuaia j’y retournerai bien, mais ça fait un poil loin…
La région désertique de Salta
Ces satanés corrugations sont partout!!
Un pote
A Cachi j’ai croisé des vigognes d’élevage
Avant d’arriver à Cafayate
En route pour Cafayate, j’ai pris Fernando en stop 🙂
A Cafayate, j’ai trouvé mon restaurant idéal
Un des meilleurs repas au monde : empanadas + Malbec
Jamais de légume ici.
Quebrada de las Conchas
Quebrada de las Conchas
Quebrada de las Conchas
Quebrada de las Conchas
Quebrada de las Conchas
Quebrada de las Conchas
Quebrada de las Conchas
Quebrada de las Conchas
Quebrada de las Conchas
La première chose que tu vois quand tu sors de l’ascenseur et que t’arrives à l’ambassade