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Back home… What’s next?

depuis le 28 octobre (Patrick)
depuis le 21 novembre (Anne)

7 janvier 2015, nous partions, nos sacs sur le dos, notre itinéraire en poche, notre esprit essayant de réaliser l’année qui s’étendait devant nous… 31 décembre 2015, nous sommes posés dans notre canapé, nos sacs dans un coin de la chambre, notre esprit essayant de se remémorer les 294 jours pour Patrick et les 318 pour moi passés à travers le monde… D’un côté, on se dit : « Woaw, dire que maintenant c’est derrière! », et de l’autre, on se dit : « Woaw, tout ce qu’on a vu, vécu, mangé! ». Nous sommes à la fois heureux d’être de retour chez nous, mais la tête s’en va parfois ailleurs. Nous savons que cette année était et restera une parenthèse dans nos vies, mais souhaiterions par moment la prolonger. Bref, nous sommes de retour de notre long voyage et devons remettre les pieds sur terre!

La reprise du boulot et le rythme de nos vies suisses vont sans aucun doute s’en charger… Nous nous lançons tout de même le challenge de garder aussi longtemps que possible ce que le voyage nous a offert!

Quant à la suite, 2016 nous le dira mais nous y voyons assez bien un voyage, plus court certes, mais passionnant quand même!

On a déjà eu l’occasion de vous le dire, mais merci beaucoup à tous de nous avoir suivi durant notre aventure… On a toujours eu un immense plaisir à lire vos commentaires ou vos messages!

Bonne année et… Hasta luego!

L’Argentine, une dernière étape

du 19 au 27 octobre 2015


Après ces belles étendues boliviennes, je me dois de me rapprocher de ma destination finale, Buenos Aires, d’où je suis sensé décoller le 27 octobre. Ca tombe bien, la frontière Argentine n’est qu’à « quelques encablures » de la région du Salar. D’Uyuni, je relie donc Villazon, la ville-frontière avec La Quiaca, son équivalent Argentin, d’un trajet de bus de nuit de huit affreuses heures dans un vieux bus local « bolivien » sur une route en cailloux recouvertes de corrugations. Les corrugations, pour ceux qui l’ignorent, c’est d’abord un mot anglais pour désigner les froncements ou les vaguelettes d’une route en terre-battue souvent empruntée, c’est aussi un vieux mot français qui signifie « plissement de la peau ». Imaginez une route toutes ridées sur lesquelles un vieux bus sans suspension fonce à travers nuages de poussière et cailloux. C’est comme s’assoir sur une machine à laver pendant le programme « essorage », pendant 8 heures! Etant parti à 20h d’Uyuni, le bus arrive à 4h00 à Villazon, et se vide : ben oui, je suis le seul taré/touriste (choisir ce qu’il convient) à effectuer ce trajet. Mais pourquoi diable rester dans cette essoreuse sur roulette?!? Tout simplement parce que Villazon est une ville-frontière glauquissime où il n’y a rien à faire, que la frontière n’ouvre qu’à 6h00 du matin, et que j’avais l’accord du chauffeur pour dormir dans le bus jusque-là, ben oui, lui est allé se coucher, c’est fatiguant de conduire cette boite de sardine jusqu’à la frontière! J’ai donc essayer de dormir tant bien que mal, habillé de toute les couches possibles et recouvert de ma couverture en polaire, j’ai quand-même eu très froid. Après un passage de frontière matinale et frais, je suis monté dans un autre bus, Argentin cette fois-ci, et par conséquent, beaucoup plus confortable. Si confortable que je me suis endormi comme une masse, et qu’un garde-frontière m’a réveillé au milieu de nulle part, alors que la brigade canine inspectait le bus pour un contrôle itinérant, j’étais complètement seul dans le bus, tous les autres passagers avaient déjà débarqués et fait fouiller leur bagages. Quand je suis sorti, seul mon sac gisait devant le bus, tel un colis piégé, tout le monde me regardait et attendait que je fasse fouiller le mien afin de tous pouvoir remonter et repartir enfin… 🙂

Bref, 8 autres heures de bus après, j’arrive enfin à Salta, dernière étape de ce voyage de 10 mois. Je m’y repose et visite les environs de cette belle ville, au « style-devinez-quoi-…-coloniale-évidemment »!
De Salta, je loue une voiture pour 3 jours, afin de visiter la magnifique région.

Elle est surtout connue pour des petits villages isolés et pittoresques comme Cachi, ou alors Cafayate, la plus grande région viticole après Mendoza. L’endroit idéale pour déguster du vin, ce dont je ne me suis évidemment pas privé! La petite ville, au style colonial, évidemment, se trouve à 50km de la Quebrada de la Conchas, des formations rocheuses magnifiques, dans lesquelles je me suis balladé.
Dans ces petits villages j’ai fait de belles rencontres. Et j’ai passé des soirées intéressantes à discuter avec d’autres voyageurs. Sur la route par contre : pas un rat. Sauf à un moment, un agriculteur faisait du stop. Je l’ai donc embarqué et on a tenté tant bien que mal de communiquer. Ca a donner lieu à différentes situations coquasse, comme la photo plus bas :-).

Après ces quelques jours dans cette région, il est temps de rejoindre Buenos Aires, par les aires, car le prix d’un vol de 2 heures est au même prix que 19 heures dans un bus première classe… J’avais réservé une dernière nuit dans la capitale, au même endroit où nous avions séjourné il y a 2 ans lors de notre précédent voyage en Patagonie, mais la nuit a été très courte. En effet, pendant le transport entre l’aéroport de Buenos Aires et cette auberge, je me suis fait volé, ou j’ai perdu (l’Histoire ne nous le redira probablement jamais) mon passeport. Après avoir passé 2 bonnes heures au poste de police afin d’obtenir un certificat de perte, j’ai quand-même trouvé un excellent restaurant argentin qui m’a concocté à minuit (l’heure où tout le monde mange dans ce pays), un excellent et dernier filet de boeuf, digne de l’Argentine, fièrement accompagné d’un excellent Cabernet-Malbec de la maison… Après ce délicieux repas, je me suis octroyé quelques heures de sommeil avant de me lever tôt pour être prêt à 8h00 tapante, toutes mes affaires empaquetées, devant notre ambassade de la Suisse, pour obtenir le plus rapidement possible un laissez-passer, synonyme de sortie du pays et d’un retour en Suisse comme convenu. Grâce à une ambassade rassurante et efficace, j’ai pu me rendre directement à l’aéroport d’où j’ai pris mon 33ème vol de l’année 2015, et ainsi conclure en beauté ce voyage que j’avais démarré 293 jours plus tôt.

Salar de Uyuni et Sud Lipez

du 15 au 19 octobre 2015
situer sur la carte

6088 mètres : ça c’est fait!
Direction Uyuni et son désert de sel, à 10 heures chaotiques de bus de nuit de La Paz,  sur les routes boliviennes, entre asphalte et cailloux…. Arrivée au petit matin, très frais à Uyuni, à 3600m d’altitude.
Objectifs :
se réchauffer, dans l’un des rares établissement disposant d’un chauffage d’appoint à gaz
trouver une agence qui veuille bien faire le tour du Salar et du Sud Lipez en 4 jours et terminer à Tupiza au lieu de revenir à Uyuni (c’est plus proche de la frontière Argentine, mon point de chute)
trouver une agence qui accepte de faire le tour de 4 jours dans le sens inverse des 79 autres agences
attendre sagement Anne de Brisbane, mon compagnon de voyage des Galapagos, qui passe aussi par Uyuni, histoire de partager nos expériences de globetrotters…

Bref, Uyuni c’est une petite ville au milieu du désert, point de départ de nombreuses excursions dans le Salar, et d’autres coins fantastiques que la Bolivie dispose. C’est touristique, mais comme c’est splendide, alors on l’accepte. Trouver la bonne compagnie pour une expédition, c’est un peu la loterie. Toutes proposent plus ou moins les mêmes prix et les mêmes prestations. Il faut éplucher les commentaires des voyageurs précédents, les attraper dans la rue pour constituer « une jeep », car les agences ne partent pas tant que la jeep est pleine : 5 ou 6 touristes + le guide/chauffeur/mécano/cuisto.

Pour ma part, j’ai eu de la chance, le guide possédait parfaitement toutes les compétences, citées sauf l’option « anglais ». Mais ici on parle avec les yeux. En fait on se tait et on prend des baffes visuelles. La « jeep », une Toyota Land Cruiser de 1996, moteur d’origine, a bien tenu le coup. Aucun élément du tableau de bord fonctionnait, j’ai donc estimé son kilométrage à plus ou moins 1 million de kilomètres (1 tour de 900km par semaine pendant 19 ans). A chaque arrêt, Roberto, notre cuisto-mécano-chauffo-conducto rajoutait, discrètement, de l’eau et un coup de tourne-vis, mais on s’en est bien sorti. Les autres membres :  2 Bretons bien sympa, quoiqu’un peu tarés niveau « photo dans le Salar » et ascension du volcan, et un couple d’Allemand. Le courant a très bien passé entre nous tous et c’était un réel plaisir de sillonner ces quelques 900 kilomètres en 4 jours en leur compagnie.

Les paysages, parlent d’eux-même. Ça a été 4 jours magnifiques. Malheureusement, le dernier jour, celui du Salar et du volcan Tunupa, la météo n’était pas au rendez-vous, et le ciel était couvert… de quoi gâcher plein de photos, mais ça restait quand-même super beau.
Ce volcan surplombe le Salar, il culmine à 5400m d’altitude, évidement, on l’a gravi, c’était une partie de plaisir après le 6000 de la semaine précédente 🙂

Au fait, la Bolivie c’est grand :

Par exemple, le tour qu'on a fait c'est une bonne moitié de Suisse...

Par exemple, le tour qu’on a fait c’est une bonne moitié de Suisse…

Bon allez, place au fractures de l’œil…

PS : pour ceux qui savent pas, il y a souvent un commentaire sous la photo.