du 3 au 16 juin 2015
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Nous quittons le soleil radieux de l’Australie pour la prochaine escale : la Nouvelle-Zélande, où nous faisons une courte étape de 2 jours, le temps de sortir pantalons et k-way et retrouver Benjamin que nous avions laissé 2 mois plus tôt à Hanoï! Lui vient de passer 2 mois en NZ, nous, nous allons la découvrir. Mais avant ça, et en attendant Jean-Paul et Claudine qui vont nous rejoindre plus tard à Auckland, on s’octroie 11 jours de « vacances » en Nouvelle-Calédonie. Cette petite île de 18’580 km2 à moins de 3h de vol d’Auckland est l’un de ces petits « paradis-du-bout-du-monde » du Pacifique sud.
Tout d’abord, ce qui nous a frappé depuis le hublot de l’avion, c’est la barrière de corail qui entoure l’île et qui créé ce très beau lagon bleu-vert turquoise par endroit. Ensuite, on s’est retrouvé en terre très connue : ici on parle français, on re-roule à droite, on retrouve des marques comme Carrefour, Auchan, Quick, Decathlon et consort. Ca a des avantages : c’est facile à se comprendre, on remange des « ptits-princes », Anne peut s’acheter des habits estampillés « Quechua », on se jette sur du vrai fromage, mais ça a aussi des inconvénients : après 7 semaines de conduite à gauche, on ne sait plus comment prendre les intersections, on ré-enclenche l’essui-glace au lieu du clignoteur, des gens roulent comme des saguouins avec des Peugeot, Renault ou Citroën blanches, les toilettes publiques sont dégueu, et y’a plein de Français! C’est comme la France : « très beau pays, mais habité par des Français » 😀 (PS : Ca marche aussi pour les Etats-Unis)
Heureusement il y a les Kanaks (et certains Français qui restent cools), ces indigènes de la Nouvelle-Calédonie. Ils n’ont pas encore tout cédé aux frouzes, au contraire, ils envisagent même l’indépendance! Un referendum doit d’ailleurs s’organiser d’ici 2016.
Nous partons donc à la découverte de La Grande Terre (par opposition aux Iles Loyauté et île des Pins, petites îles calédoniennes). C’est un très beau pays qui s’offre à nous : mise à part Nouméa, la capitale (160 des 250’000 habitants), les paysages sont encore très sauvages. Il faut préciser que la NC exploite le nickel (25% des réserves mondiales) plutôt que le tourisme, du coup les structures touristiques sont peu développées, spécialement l’hébergement. Nous avons eu peu de choix pour passer la nuit, nous nous contentions souvent de l’un des 2-3 gîtes disponibles dans la région visitée. Mais ça a aussi son charme et ça a rendu notre séjour plus authentique. Nous avons parcouru l’île principale du nord au sud, d’est en ouest. Le sud est marqué par une terre très rouge riche en oxyde de fer, le nord est très sauvage et les routes en mauvais état. La côte Est est à proximité de la chaine montagneuse et habitée d’une végétation luxuriante, la côte Ouest est plus vaste et plate. Durant ce séjour, nous avons fait quelques randonnées sur des sentiers pas toujours bien entretenus, un peu de farniente, et 2 belles plongées sur la barrière où nous avons pu observer la faune aquatique, notamment des dauphins ainsi que des requins gris et des requins à pointe blanche!! Nos premiers requins (euh…parle pour toi, Patrick ;-P) J’ai trouvé ça assez sur-réaliste de pouvoir observer ces bêtes en train de chercher leur déjeuner! Heureusement qu’on n’en constituait pas un de choix pour leurs papilles!
Bref, après « ces quelques jours de repos » à profiter des plages, de la nature et de la bonne nourriture, il est temps de retourner au frais, pour découvrir en compagnie de Jean-Paul et Claudine, d’autres îles, plus grandes, influencées par les Anglais et tout ce que ça implique 🙂