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Alice Springs et le centre rouge

du 23 au 29 avril 2015
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Alice Springs est une ville de 25’000 habitants au beau milieu de rien, de l’Australie. C’est le point de départ de beaucoup d’excursions pour visiter le centre rouge. On l’appelle ainsi à cause de son sol riche en fer, qui par oxydation donne une teinte rougeâtre à la terre, sable et montagnes. C’est aussi une étape plus ou moins à mi-chemin entre Adélaide (au sud) et Darwin (au nord). La fameuse « Stuart Highway » relie ces 2 villes majeures, Alice Springs se situe sur son passage, à 1533 km d’Adélaide et 1497 km de Darwin (oui oui, il y a effectivement plus de 3000 kilomètres entre les 2).
A Alice, (<— ouais j’abrège, comme les vrais « Aussies »), on galère pour trouver un campervan qui doit nous servir pour parcourir les milliers de kilomètres entre les sites et pour nous loger. Malgré que ce ne soit pas encore la haute saison, bon nombre sont déjà réservés. On trouvera une petite Nissan Micra avec tente pliable sur le toit, ma foi fort confortable malgré le manque de place pour nos affaires…

Montage de la tente

Montage de la tente

Et c’est parti pour le road trip! D’Alice Springs, direction Yulara, le bled qui accueille les campings à 20km d’Uluru, le fameux cailloux tout rouge hyper connu du coin! Tcheu c’est cliché mais faut le voir, il est vachement impressionnant le machin! Y’a des gaillards qui grimpent dessus, mais nous pas. Il est bien plus beau de loin (Tcheu c’est beau quand c’est loin!)! Les Monts Olgas à 50km du caillou sont pas mal non plus, même presque mieux, et on peut y faire une splendide ballade sans manquer de respect aux Aborigènes (contrairement à Uluru). En passant 2 nuits sur place, on profite bien des lieux, couchers de soleil sur le caillou, lever de soleil sur le caillou et sur Olgas en même temps (!), bref, on a fait Uluru!
Après on roule jusqu’à Kings Canyon, à 2 pas d’Uluru (320 bornes), où on fera une superbe randonnée dans le canyon, rouge encore, plein de falaises et de points de vue spectaculaires sur la nature uniquement, puisqu’il n’y a rien d’autres dans les 1000 kilomètres à la ronde! Le soir au camping on discute avec 2 couples d’australiens retraités qui partent chaque année en camping-car plusieurs semaines. Ils nous refilent 2-3 bons tuyaux pour la suite de notre voyage puisqu’ils ont quelques années d’expériences de plus que nous dans cette région hostile.
Les nuits sous tente sont fraiches, désert oblige, la température nocturne moyenne varie entre 3 et 8 degrés à cette période de l’année.
Après le Kings Canyon, on reprend la route inverse (et non pas la Mereenie Loop car on n’a pas de 4×4) jusqu’aux Glen Helen et la partie ouest des MacDonnell, rangée montagneuse de 400km qui s’étend d’ouest en est à travers Alice (Springs, pour ceux qui ne suivent pas).
Là encore on s’en met plein les mirettes et je parfais mon australien : sur la route, je maitrise désormais le fameux levé de doigt (pas celui du milieu) lorsque je croise chaque véhicule (oui, « chaque », ça représente maximum 5 véhicules par heure, tout le monde le fait!), ainsi que, en public, le fameux « G’day mate », avec l’option : « How are you today? ». Tout cela avec un accent australien plus que parfait!
Après 2000 km dans cette « petite » région, on passe une dernière nuit à Alice, pour changer de campervan : on en a trouvé un plus grand pour se rendre à Darwin.

 

Sydney, la découverte d’un nouveau continent

du 16 au 22 avril 2015
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Après de belles sueurs et un sprint lesté de nos plus de 20kg de bagages dans la gare de Shinjuku, gare majeure de Tokyo et ses quelques 3,6 millions de passagers quotidiens (une demie Suisse par jour, dans la gare, oui…), 9 heures 30 d’un vol confortable avec Quantas nous attendent pour relier Tokyo à Sydney.
Note pour plus tard : prévoir du temps pour s’orienter parmi les plus de 200 sorties de la gare, récupérer ses affaires dans l’une des nombreuses consignes, ainsi que trouver la voie cachée du Narita Express (train pour l’aéroport, JR Pass compatible :-))
Bref, débarquer à Sydney à 7h30 nous permet de nous immerger tout de suite dans ce nouveau pays, ce nouveau continent. La première chose qui nous frappe : l’obésité ! Désolé les Australiens, mais il y a beaucoup de gros chez vous. Après quasiment 4 mois en Asie avec ses petits cambo-lao-viet-birmano-japonais secs à moudre, c’est frappant! 2ème originalité : il y a beaucoup de gens « bizarres », des types avec des looks originaux et un air de psychopathe peu rassurant. 3ème point frappant : le côté relax. Je m’explique : les chauffeurs de bus et beaucoup d’autres travailleurs sont habillés d’une paire de basket, de chaussettes jusqu’à mi-mollet, d’un short juste au-dessus du genou et d’un polo. Dans le bus y’a des passagers en maillot de bains et planche de surf. Elles y ont d’ailleurs une place réservée à côté des sièges que l’on peut relever pour une poussette, chaise roulante, ou le cas échéant, des planches de surf. Un dernier point qui nous a rapidement impressionné : la faune (animale, car la faune humaine c’était le point numéro 2)! Des perroquets de toutes sortes se baladent dans le moindre coin de verdure de la ville, des cacatoès, avec des couleurs hallucinantes, capables de cris plus absurdes les uns que les autres, et plein d’autres espèces incroyables. Bien loin des ternes pauvres moineaux européens! Bref le dépaysement est total. Le beau temps est là, donc on en profite pour visiter le centre, son opéra et son fameux « Harbour Bridge », « The Rock », les plages de Manly et de Bondi. Sympa tous ces quartiers, bonne équipe bonne ambiance! Les habitants de Sydney doivent vraiment ressentir l’impression d’être sans arrêt en vacances grâce à la proximité de l’océan et avec l’accès à toutes ces belles plages, en tout cas c’est ce que nous, nous ressentons!
Par contre, il y a un truc qui m’a déçu, quand on faisait les courses dans la « Migros » locale (« Coles » pour les intimes), quand ils ont diffusé AC/DC en musique de fond du magasin, j’étais le seul à jouer du air-guitar… J’ai pas compris, c’était pourtant « Thunderstruck »!
Après 3 jours de beau, ça nous a fait drôle puisqu’on avait eu que 2 jours sans pluie au Japon. C’était sans compter sur la tempête de la décennie qui a frappé Sydney, causant plusieurs morts et privant des milliers d’habitations d’électricité… Ça aura eu le mérite au moins de nous laisser du temps pour organiser la suite de notre voyage. Après moult hésitations, nous décidons de nous rendre d’abord dans le centre rouge! Décollage mouvementé en pleine tempête pour Alice Springs! Je crois qu’Anne se souviendra longtemps de ce décollage 🙂