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Acte 2: nos premiers pas au Japon

1er avril 2015
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Un peu décalés dû à notre arrivée tardive, il est quasi l’heure de diner lorsque nous sortons, ça tombe bien, on a faim depuis notre non-repas de l’avion de la veille!! A peine nous mettons un pied dehors que nous sommes à nouveau surpris par la propreté des rues, le calme ambiant…pourtant il n’est plus le milieu de la nuit!! Nous croisons quelques restaurants, voyons qu’il n’y a pas grand-chose d’écrit en anglais… Au détour d’une petite rue, un monsieur nous tend une carte écrite uniquement en japonais… C’est joli, et sûrement bon! On entre et on découvre un restaurant typiquement japonais, en sous-sol. On nous indique de nous asseoir au bar, on regarde la carte, le serveur essaie de nous dire un mot en anglais, mais on ne comprend pas… On nous tend une serviette humide chaude (qu’on utilise pour se rincer les mains ou se rafraîchir le visage: tous les restaurants le font!) et un verre de thé vert glacé. On choisit, au bol, le menu 2 et 3… Le serveur rigole car il a bien compris qu’on avait choisi au hasard! … On ne sera pas déçu, nos plats furent délicieux!! Entre-temps, un client parlant anglais arrivera et nous traduira nos plats pour que nous sachions quand même ce que nous mangeons… Un premier aperçu de la gentillesse des Japonais qui font tout pour aider l’étranger perdu qui ne comprend rien…

Rassasiés et hallucinés de notre première expérience culinaire, nous partons à la découverte d’Osaka! Ce sera la journée des 1ères fois et du coup, des émerveillements:

  • les rues, j’y reviens, super nickels. On a l’impression que tout est neuf!
  • les bâtiments à l’architecture
    hyper moderne;
  • la foule… très organisée: personne ne traverse la route tant que le petit bonhomme n’est pas vert; sur les escalators, on serre d’un côté pour laisser un passage libre pour ceux qui veulent marcher; il y a toujours un flux de gens dans un sens et un flux dans l’autre sens;
  • le métro: après être restés 1mn30 devant le distributeurs de billets à essayer de comprendre son fonctionnement, une Japonaise s’avance vers nous et nous demande si elle peut nous aider… 2ème exemple de gentillesse des Japonais! Nos billets en main, on trouve notre ligne et on découvre les fameux marquages au sol! Ici, on fait la file pour monter dans les métros et les trains. Au sol sont indiqués les numéros de wagon (car les trains s’arrêtent toujours aux mêmes endroits); il y a des wagons/lignes réservés aux femmes, d’autres prioritaires pour les femmes enceintes, les personnes âgées, les personnes handicapées… Et tout est respecté! C’est super bien pensé… Les CFF ont de quoi s’inspirer!!
  • les centaines d’enseignes lumineuses dans certaines rues;
  • les énormes écrans dans la rue, avec son;
  • les salles de jeux sur 3 étages dans un brouhaha énorme puisque chaque machine a son propre son au maximum
  • les ruelles d’une autre époque avec des lanternes rouges ou blanches;
  • un temple au détour d’une rue commerçante;
  • les toilettes… Mais j’y consacrerai un article si j’ai le temps 🙂
  • l’extrême gentillesse et politesse des Japonais;
  • les cerisiers en fleur… Magnifique! Ici, la floraison des cerisiers est une activité nationale! Les Japonais le fêtent en pique-niquant sous les cerisiers…

Notre première journée s’achève avec des sushis, une sapporo et une asahi (bières locales)… Nous en avons plein les yeux! Ce pays est fascinant! Nous sommes entrés dans un nouveau monde!

Acte 1: notre arrivée sur sol nippon

31 mars – 1er avril 2015

Avant de quitter Bangkok, nous appréhendions (un peu) notre arrivée au Japon, sachant que ce n’est pas aussi simple qu’arriver en Asie du Sud-Est où l’on prend un taxi jusqu’au centre-ville car cela ne coûte pas la moitié du budget du séjour… Nous allions devoir prendre un train, un billet, s’arrêter dans une gare immense, cela sans maîtriser ni un signe ni un son de la langue du pays du soleil levant qui est lui-même connu pour ne pas maîtriser l’anglais… et trouver notre appart en espérant que notre réservation soit vraiment réelle (Airbnb n’est pas toujours à 100% fiable!)… Bref, nous partions au Japon!

Finalement, ce n’est ni le moyen de transport jusqu’au centre-ville ni la recherche de l’appart qui furent difficiles, mais l’A380 de Chinois qui débarqua à peu près en même temps que nous et qui dû passer l’immigration aux mêmes guichets « foreign passeports »! Il est 23h00, nous débarquons à Osaka, nous avons faim (il ne faut pas compter sur Air Asia pour offrir un petit quelque chose, même sur un vol de 5h30!)… et nous ferons la queue (selon une organisation assez chaotique… Suis-je bien arrivée au Japon?!) durant 2h00 (c’est long!) pour pouvoir entrer dans le pays! A 1h00 du matin, nous sortons donc de l’aéroport, tout est fermé, mais il semble y avoir encore un bus pour le centre… Nos billets en main, nous attendons encore 45mn et montons dans un bus si confortable que je m’endors… Arrivés au centre, nous prenons nos sacs et partons à la recherche de notre appartement. Armés du GPS du téléphone de Patrick, nous nous orientons dans cette ville de 2,8 millions d’habitants… Les rues sont nickels, il n’y a personne, pas beaucoup de circulation, peu de bruit… Sans trop de difficultés, nous trouvons « notre » rue, « notre » immeuble. Sur « notre » boîte aux lettres est inscrit le nom de Patrick, avec une enveloppe contenant toutes les instructions pour entrer dans l’immeuble et l’appartement… Oui, nous sommes bien arrivés au Japon!!

Il est finalement 3h00, nous sommes dans notre (tout) petit mais joli appartement. Après avoir examiné quelques-uns des gadgets présents dans cet appart bien japonais (le tout tient dans 15-20m2), nous nous couchons, fatigués mais heureux et un peu impatients de découvrir ce pays fascinant!

Liste non exhaustive et en vrac de caractéristiques d’Asie du Sud-Est dont nous nous souviendrons…

  • les centaines, ou plutôt milliers de motos, particulièrement au Vietnam et au Cambodge, qui transportent tout, personnes (on a vu jusqu’à 5 sur la même moto!), animaux, nourriture, matériel…
  • la conduite au klaxon
  • les trottoirs qui servent de prolongement aux magasins ou de parc à motos (donc il est plus facile de marcher sur la route!)
  • les restos de rue dont le mobilier est miniature et en plastique
  • la vie dans les rues, où qu’on soit
  • les marchés de nourriture et tout ce qu’on y trouve… (âme sensible s’abstenir!)
  • la gentillesse et la douceur des gens
  • l’excellente nourriture, avec une mention spéciale pour les curry birmans (même si parfois un peu gras) et thaï au Laos, le riz blanc vietnamien ainsi que leur bun bo et banh goi
  • les chambres d’hôtel sans fenêtre : concept intéressant
  • des chiens de toute sorte (berger allemand, Labrador, beagle, Jack Russel…) déclinés en teckel
  • les heures de transport (en général longues…)
  • les temples, pagodes et les offrandes à Bouddha
  • la capacité des minivans: quand il n’y a plus de siège libre, on ajoute des minis tabourets dans le couloir
  • les Vietnamiens doivent être la population la plus bruyante de l’Asie du Sud-Est 😉
  • la simplicité, la joie de vivre et la force de ces gens malgré leur terrible histoire récente
  • le nombre impressionnant d’enfants et de jeunes, partout!
  • la diversité des paysages et leur beauté
  • le sentiment de sécurité dans toute la région
  • la présence de la Chine, partout, et l’ascendance des grands voisins sur les petits
  • la moto comme moyen de visiter un endroit
  • les films et clips à l’eau de rose dans les bus
  • le PQ en guise de serviette dans les restos
  • nos coups de cœur: Bagan, le lac Inle et Ngapali au Myanmar pour leur beauté et ambiance; Phnom Penh pour l’histoire récente du pays qui nous a beaucoup touché; Hoi An au Vietnam pour sa douceur de vivre et, de manière générale, les paysages de rizières et les gens qui les cultivent

Nong Khiaw, rebelotte Luang Prabang et Vientiane

du 24 au 28 mars 2015
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Nous n’avons « qu’une » dizaine de jours au Laos…. Pour nous et par rapport à l’état d’esprit dans lequel nous sommes, cela nous paraît peu… L’envie de découvrir le nord du pays – qui semble magnifique – est grande (je vais passer quelques heures à me faire envie, à envisager la possibilité d’aller dans tel ou tel coin du pays, et compter le nombre de jours qu’il faut…), mais tout déplacement prend des heures, sur des routes chaotiques… Non, non, je crois qu’on n’a pas envie, pas envie de faire un marathon… Sur recommandation de Xavier et Gielle, le couple belge avec qui nous avions fait notre trek en Birmanie et qui ont passé un mois au Laos, nous nous rendons dans le village de Nong Khiaw, encore un peu plus au nord et à seulement 4h de minivan de Luang Prabang…
Le village est bordé par la rivière Nam Ou et entouré de montagnes recouvertes de jungle (j’ai presque eu le sentiment de retrouver les falaises de St-Moss :))… C’est vrai que l’endroit est vraiment joli! Il y a ici 3500 habitants qui vivent maintenant pas mal du tourisme, mais également de la culture du riz… Alors que l’on est dans ce petit bled un peu perdu et paisible, ce sont des « vestiges » de bombes américaines exposées dans certains restaurants qui nous apprennent que la région a été l’une des plus bombardées par les Américains durant la guerre du Vietnam… Sur le Laos, les Etats-Unis auraient largué, de 1964 à 1973, l’équivalent d’une bombe chaque 8 minute … pour essayer, en vain, de couper la piste Ho-Chi-Minh d’approvisionnement des communistes vietnamiens qui passait par le Nord et l’Est du Laos… Beaucoup de bombes n’ont pas explosé, leur chute ayant été amortis par la végétation… Cette guerre, à la base étrangère au Laos, a fait et fait encore des victimes!
Non loin de Nong Khiaw, on traverse quelques villages des ethnies hmong et khamu… Nous apprenons l’histoire tragique d’une partie de la communauté hmong qui avait « collaboré » (était-ce un choix ou une contrainte?), à l’époque, avec les Français et la CIA… Depuis lors, ils sont persécutés par le gouvernement laotien et essaient de survivre dans la jungle profonde… Décidément, cette guerre…
Pour nous, touristes, le coin est bien agréable! Nous ferons une petite mais intense marche pour rejoindre un point de vue (2km sur 500m de dénivelé par 35 degrés!) et nous visiterons les environs à moto! Une petite halte (qui durera tout l’après-midi) près d’une grotte nous permettra de faire la connaissance de Tom, de son fils de 4 ans et de sa femme. Tom a repris la gestion de l’accès à la grotte et a construit un petit resto + karaoké à proximité… On joue aux boules (oui, la pétanque est très populaire au Laos!), on discute, on boit une bière… Une rencontre qui nous rend heureux!

Après quelques jours à Nong Khiaw, nous retournons à Luang Prabang… On aime bien cette ville 😉 Notre prochaine échéance est le 31 mars: nous quitterons l’Asie du Sud-est pour le Japon! Pour cela, il nous faut retourner à Bangkok. Après 11h de bus de Luang Prabang à Vientiane, une nuit à Vientiane suivi d’une nuit dans le train Vientiane-Bangkok, nous retrouvons les rues méga touristiques du quartier de Kaosan road et la douce chaleur de Bangkok (heureusement, l’hôtel a une piscine!!).

Voilà, s’en est fini (pour cette fois ;)) de l’Asie du Sud-Est… Woaw! Presque 3 mois déjà… Un peu de nostalgie nous envahira probablement d’avoir quitté cette région du monde si agréable, mais nous nous réjouissons de découvrir une autre facette de l’Asie, assurément bien différente: le Japon!