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Lac Inle

Après Hsipaw (prononcer Sipo), direction le lac Inle (prononcer Innlé) après 14 heures bus, trajet qui fait d’ailleurs référence de pire trajet de notre voyage pour l’instant… Clim’ en panne, arrêts multiples, soutes remplies de sac de riz nous imposant de poser nos sacs dans le bus au milieu des sièges, fenêtre qui ne tient pas fermée, route chaotique, etc…
Bref, le Lac Inle se visite en « sampans », bateau traditionnel à fond plat, qui ressemble à une longue pirogue pas très stable. Le lac mesure 116km2, pour comparaison, notre Léman fait 580km2.
Anne et moi sommes alignés l’un derrière l’autre, car la pirogue est étroite. On nous avait avertis de prendre la crème solaire et des habits chauds. En effet le matin sur le bateau, il fait très frais : polaire + veste + couverture bienvenue! Le lac est magnifique avec cette lumière matinale. Des pêcheurs se tiennent en équilibre au bout de leur petite pirogue à raz-l’eau, maniant le filet et le panier de leurs mains, tandis qu’une de leur jambe « enlace » d’une manière bien particulière une pagaie, ce qui leur permet de manœuvrer tout en s’occupant des filets. C’est très beau à voir. On navigue ainsi sur ce lac hyper plat d’un calme étonnant, entre plusieurs villages et points d’intérêt. Le premier arrêt se fera au « marché de cinq jour » (un marché itinérant entre 5 différents villages). Très touristique, il ne nous intéresse guère, ni plus que les stupas en haut du village. Il faut dire que niveau temples, pagodes et stupas, après Bagan, on est rapidement blasé… Lors de cette « croisière », on a entre autre découvert la fabrication de cigares, de bijoux en argent, de textile en coton, soie ou tissu de lotus, ainsi que de leurs fameuses pirogues. Absolument TOUT se fait encore à la main. C’était très intéressant, et surtout surprenant de découvrir cet artisanat d’une autre époque. La fin de la journée sur le lac se fera sur les jardins flottants, où les différentes communautés vivant sur le lac cultivent, entre leurs maisons sur pilotis, toutes sortes de légumes et de fleurs. Ces cultures reposent sur des bandes de terres flottantes, séparées par des canaux, afin de pouvoir les cultiver en pirogue. Vraiment très curieux. Pour finir, notre chauffeur/guide, s’arrête au milieu du lac vers 17h, afin de contempler le magnifique coucher de soleil, entourés de pêcheurs qui eux ne s’arrêtent pas pour observer ce spectacle. 17h30, on remet nos polaires et vestes, car l’absence du soleil se fait immédiatement sentir. C’est d’ailleurs une des choses qui nous aura le plus frappé dans ce pays : la force à laquelle il cogne, mais la fraicheur qu’il fait à l’ombre et durant la nuit…

 

Hsipaw

Nous voilà maintenant à Hsipaw, une petite ville de l’Etat shan, au nord du Myanmar. C’est une région qui s’ouvre gentiment au tourisme car il est facile de partir en trek dans les montagnes alentours et rejoindre des villages des éthnies shan ou palaung. Pour notre part, ce sont des villages shan que nous avons rencontrés durant notre randonnée de 2 jours (22km aller – 16km retour ;)), des villages encore peu visités puisque c’était la 3ème fois que ce trek était organisé (et la 1ère fois pour notre guide: il a demandé son chemin à tous les locaux que l’on a croisés!). Nous avons longé rizières, champs de pastèques, champs de bananiers, plantations de thé dans une végétation qui devenait de plus en plus dense, et traversé des villages shan paisibles faits de maisons en bambou où le guide nous faisait nous inviter à boire le thé… C’était assez intemporel comme journée, marchant, nous arrêtant boire le thé à l’improviste chez une famille, repartant ne sachant pas combien de temps de marche nous avions… Nous avons finalement atteint le village où nous passions la nuit (à 1000m d’altitude sachant que Hsipaw est à 370m). Nous pouvons qualifier, je crois, cette expérience d’assez authentique: la famille qui nous a accueillis tenait le « resto-bar-kiosque-tabac » du village. Après un très bon repas, nous nous sommes donc installés dans LA pièce qui servait du coup de cuisine, resto, bar et chambre (le kiosque était fermé à cette heure). Des planches de bois à quelques centimètres au-dessus du sol en terre, de grosses couvertures et tous nos habits surperposés (ce qu’il peut faire froid la nuit en cette saison!), un rideau tiré pour nous séparer des clients, nos masques de nuit et boules quiess et nous étions prêts à dormir…ou du moins à essayer de dormir… mais c’était sans compter, entre autre, le concert donné par tous les coqs du village dès 3h du matin!
La nuit fut donc courte, ou longue, selon la perspective… mais vraiment « locale » et unique! Nous sommes repartis pour Hsipaw le lendemain après un bon petit déj fait de riz, légumes et tofu grillé! Miam!

Mandalay, capitale de la Birmanie britannique

Nous décidons de remonter l’Ayeyarwady river de Bagan à Mandalay. C’est plus long qu’en bus, mais plus plaisant. Départ à 5h30 pour 13h30 de bateau. Nous passons notre journée à lire, dormir, manger et regarder les bateaux de pêcheurs que nous croisons… Le rythme « voyage » s’installe doucement…
Mandalay est une ville de 1.1 millions d’habitants, mais se révèle moins chaotique que Yangon. Nous la visitons à vélo (modèle 1960) à travers une circulation qui, à priori, ferait peur, mais qui, de manière assez surprenante, fonctionne assez bien! Nous découvrons l’activité locale sur les abords des rues: sculpteurs de pierre ou de bois, batteurs d’or (or qui sert à recouvrir les pagodes), tisseuses et vendeurs de tout et n’importe quoi. Au Myanmar, vraiment tout se fait (encore) à la main! Sur la colline de Mandalay où trône une pagode et qui offre, parait-il, – dans notre cas, le temps est nuageux – , un superbe coucher de soleil sur la ville, nous faisons une belle rencontre avec un jeune moine. Ils sont nombreux à venir à cette heure de la journée afin de pratiquer leur anglais avec les touristes. On en apprend un peu sur sa vie, il nous questionne sur la Suisse… Il est à l’image des Birmans: tout gentil, souriant et curieux…
Nous quittons Mandalay après 2 jours. Nous y avons vu des choses intéressantes, mais cette ville n’est pas, selon nous, une étape incontournable d’un voyage au Myanmar…