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La Bolivie en solo

du 3 au 10 octobre 2015
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Avant de quitter la Colombie et sa magnifique région de San Gil, je me réserve un petit vol en parapente dans le canyon Chicamocha (plan), qui constitue un spectaculaire endroit naturel pour voler et surtout expérimenter les nombreux et puissants thermiques. Rien de tel qu’un bon petit vol en parapente pour apprécier la beauté du canyon, volant silencieusement dans les airs par la plus simple énergie naturelle…En savoir plus

Quito, Mindo et en route vers le nord

du 16 au 22 septembre 2015
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Je me dirige maintenant vers le nord, puisque j’ai décidé de rejoindre Anne en Colombie pendant qu’elle aura une dizaine de jours de vacances. Avant d’y arriver, je fais une étape dans la fameuse capitale équatorienne, Quito, et ses plus de 2 millions d’habitants à 2900 mètres d’altitude. N’étant pas très fan des grandes villes je ne vais pas trop m’y attarder, sauf pour découvrir la vieille ville, une brasserie artisanale bien sympathique où j’ai passé 2 bonnes soirées pleines de rencontres intéressantes, El Teleferico, un téléphérique qui vous emmène à 4000 mètres observer volcans, montagnes et l’étendue de la capitale, et pour finir La Mitad del Mundo, le monument qui représente le milieu du monde, où passe la ligne équatoriale, le truc très touristique mais qui ne vaut ABSOLUMENT PAS le coup, car pas vraiment intéressant, loin du centre ville, et même pas précis!! Les vraies coordonnées 0’0’00 passent en effet quelques dizaines de mètres plus au nord!

Pour m’éloigner du brouhaha continu de la ville, je décide de me rendre à Mindo, un petit village paisible à 2 heures de bus de la capitale, dans la jungle, où il fait bon de s’y promener pour observer les oiseaux nombreux et originaux, ainsi que pratiquer d’autres activités dont les équatoriens raffolent. Une fois arrivé sur place, et surtout sur mon hamac, face à cette nature si paisible, je n’ai plus bougé les pieds! J’ai en effet rien foutu pendant 2 jours, et ça m’a fait un grand bien! J’ai bouquiné, organisé la suite du voyage, et surtout réaliser que j’en avais un petit peu marre de voyager, bouger, faire mon sac, se déplacer, s’installer, défaire mon sac, etc. J’arrive petit à petit à saturation, blasé de 9 mois de découvertes constantes sans répits…

J’ai besoin de vacances, ça tombe bien, je m’apprête à passer 10 jours en compagnie d’Anne :-). Mais avant de se retrouver, je me dois de rallier le nord de la Colombie et sa côte caraïbe. Pour cela, j’ai le choix entre un énorme trajet en bus de 2 jours entre Quito et Cartagène, ou un petit trajet en bus jusqu’à Pasto, première grande ville colombienne après la frontière, où les vols internes sont bons marchés contrairement aux vols internationaux. Évidemment, je préfère voler plutôt que perdre 2 jours de ma vie dans un bus… Ça tombe bien, juste après la frontière entre l’Équateur et la Colombie, avant Pasto, se trouve le petit village de Las Lajas, où des chrétiens ont bâti une basilique à l’endroit exacte d’un soit-disant miracle, dont je ne m’étalerai pas sur le sujet. L’intérêt ici réside dans le fait que cette basilique a été érigée entre 1916 et 1949 au fond d’une gorge contre la paroi dans un style néo-gothique. Je m’y rends donc depuis Quito en 5 ou 6 heures de bus, où je fais la connaissance de Markus, un sympathique allemand polyglotte qui maîtrise parfaitement le français. Après cette visite, un match de foot improvisé avec les gosses du coin en compagnie de ce Munichois, je repars le lendemain pour Pasto, d’où je peux voler en direction de la mer des Caraïbes 🙂

Quilotoa

du 14 au 15 septembre 2015, alt. 3900m
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1 heure et demi de bus après Banos m’amène à Latacunga, enfin à la sortie d’autoroute de Latacunga, puisque c’est là que le bus me jette. Je remonte donc la bretelle où je saute dans un autre bus qui passait par là et qui m’amène 4km plus bas, au terminal. En chemin je peux observer le volcan Cotopaxi qui fume toujours depuis le mois de juillet… De là je change rapidement pour un autre bus qui monte à Quilotoa en 2 ou 3 heures, franchement je sais plus, c’est comme prendre le train entre Lausanne et Renens, ça compte pas, la distance est si ridicule…
Quilotoa est un petit bled des andes équatoriennes, perché à 4000 mètres d’altitude, à 2 pas du lac de cratère du même nom, c’est justement mon objectif. Je passe la journée à repérer les lieux, découvrir « l’artisanat local » c’est les mêmes ponchos et bonnets andins en poil de mammouth d’alpaga que je vois maintenant depuis mon arrivée au Chili… Je fais connaissance à la guesthouse autour du feu, de français qui ont fait la marche autour du cratère. Le lonely planet annonce 6 heures, les français de la guesthouse l’ont fait en 3h45. Bon ils ont aussi fait l’Aconcagua il y a 3 ans (le plus sommet d’Amérique du Sud), donc la montagne ils connaissent. Ils me refilent des tuyaux, et on partage nos expériences de backpackers, classique quoi! Après un souper pas terrible pour pas dire dégueu, je rejoins mon dortoir où quelqu’un nous a heureusement allumé la cheminée car on se les gèle à cette altitude avec un vent constant à 40 km/h.
Je me glisse sous les 3 grosses couvertures qui me servent de couette, genre tapis de salon de 3 mètres sur 3, je peux plus bouger avec ce poids. Je passe une nuit quasi blanche, puisque je n’arrive pas à dormir, à cause de l’altitude, des 2 nanas ronfleuses du dortoir ou parce que je me lève régulièrement pour remettre une bûche dans cette cheminée, seule source de chauffage de la chambre mal isolée. Probablement pour les 3 raisons.
Le matin je ne tarde donc pas à partir pour cette marche. Il fait beau mais le vent est bien là. Le tracé le long de la crête du cratère n’est pas tout plat, et la moindre difficulté est essoufflante à cette altitude. Le paysage est somptueux! Je marche en solitaire et c’est très beau, ça permet de beaucoup réfléchir (ça change de d’habitude diront certains :-)) et je ressasse encore beaucoup ces Galápagos… Finalement j’arrive au bout de l’effort après 4 heures! Il en fallait pas plus. Je suis crevé! Vite un, un bus qui redescend à une altitude respirable! Retour à Latacunga, au terminal, j’entends un chauffeur de bus héler : « Quito! Quito! Quito! Quito! Quiiitoooooooo! ». Pour être sûr je lui ai demandé s’il allait bien à Quito, il a rien dit, j’ai souris et je suis monté dans le bus, je crois que je me dirige vers Quito….

Galapagos suite et fin

du 2 au 8 septembre 2015

J’avais promis un aperçu des Galapagos vues d’en dessous, mais j’ai oublié de préciser à quel point c’était difficile de trouver un endroit ou s’assoir, tellement ces iles sont remplies d’animaux…

Concernant les vues du dessous, les Galapagos constituent un magnifique site de plongées. Les animaux présents ici dessous sont nombreux voire uniques pour certains. J’ai plongé à 8 reprises, dont 6 avec Macaron Dive Club, un gars hyper sympa du coin, qui filme ses plongées avec une bonne caméra dans un bon gros caisson, et pas avec une GoPro. Il fournit les vidéos gratuitement contrairement à d’autres club de plongées. Bref c’était fantastique.

NB : les amateurs remarqueront que sur certaines images je respire avec mon détendeur de secours. L’enbout de mon détendeur principal m’arrachait la bouche, rien de plus 🙂

NB2 : la visibilité au Galapagos en septembre n’est pas toujours optimale, notamment à cause du courant de Humboldt, un courant froid qui vient du sud et qui amène beaucoup de nourriture pour la faune, mais qui trouble la visibilité, en plus d’amener de l’eau assez froide…

NB3 : juste avant la toute première plongée, il y avait 3 orques en surface, c’est beau et impressionnant mais c’est le dernier maillon de la chaine alimentaire, donc la plongée qui a suivi cette rencontre a été assez calme, puisqu’il y avait plus grand-chose à voir 🙂 (le nom anglais de l’orque, c’est « killer whale » = tueur de baleine)