du 23 juin au 1er juillet 2015
Nous voici arrivés à Wellington, capitale politique et administrative de la NZ, sise à l’extrémité sud de l’île nord, un lieu plus venté qu’Octodure et surtout pluvieux à souhait. Visite de l’incontournable musée Te Papa qui retrace notamment l’histoire des premiers occupants des îles, les Maoris, la géographie volcanique du pays et la vie foisonnante du Pacifique et de la mer de Tasmanie.
Embarquement de notre campervan cossu et de ses passagers sur un ferry géant pour traverser durant trois heures et sans encombre le détroit de Cook et rejoindre sous un soleil enfin trouvé le port de Picton au nord de l’île sud. Une jolie bourgade balnéaire quelque peu désertée durant l’hiver austral, mais chaleureuse à l’égard des touristes égarés qui cherchent pitance. Un fantastique bord d’océan sur lequel court le chemin de randonnée historique « Queen Charlotte Track » que nous avons emprunté durant 4 heures depuis le premier point d’ancrage sur l’île du capitaine Cook vers 1770…un lieu perdu dans la nature laissé en l’état depuis lors.
La suite, vous l’ignorez peut-être, mais la NZ n’est pas qu’une terre affectée à l’élevage des moutons et des vaches, mais aussi à la culture de la vigne qui fleurit notamment dans la région de Marlborough. Pinot noir, Sauvignon blanc, Merlot, Syrah, quatre cépages qui font saliver et que nous découvrons avec plaisir dans l’une des nombreuses caves qui jalonnent notre route. Une route que Patrick et Anne alternativement installés au volant de notre maxi-bus, déroulent devant nous avec l’appui du GPS de Google Map pour arriver à bon port…Quel plaisir de se laisser guider hors de toute préoccupation logistique !
Un long ruban de bitume qui court sur la côte océanique de l’île, sauvage et libre de tout aménagement en direction de Kaikoura, lieu d’observation privilégié des cachalots géants et autres mammifères de cette espèce tel que les baleines. Et ces majestueux animaux se sont manifestés devant notre bateau d’excursion, plongeant avec élégance devant nos appareils photo avides de leur attribut caudal si caractéristique et si majestueux. Un vrai bonheur partagé à quatre reprises au hasard de nos rencontres, sans parler de la colonie d’otaries à fourrure paresseusement étalées au soleil dans le parking (eh oui!), insensibles aux curieux que nous sommes et qui observons leurs longues siestes avec une pointe d’envie !
Dimanche 28 juin, arrivée à Christchurch, ville la plus importante de l’îIe sud. Une ville dévastée par un tremblement de terre en 2012 en pleine reconstruction. Une atmosphère particulière qui se dégage de quartiers entièrement évacués pour faire place à un nouvel aménagement du territoire urbain. Transition d’une cité de son passé vers un avenir qui prendra 20 ans à s’édifier… mais dans laquelle la vie quotidienne a repris ses droits.
Poursuite de notre chemin vers Oamaru, ville encore marquée par l’empire anglais avec ses rues bordées de bâtiments de style victorien qui dépareillent un peu dans ce pays ou l’habitat se concentre sur 1 à 2 niveaux maximum. Déambulation dans des rues témoins d’une grandeur commerciale passée, aujourd’hui un peu désertées.
Une nouvelle nuit dans un camping Top Ten, d’excellente qualité où l’on peut dormir dans le van ou, mieux encore dans des loges très bien équipées, pour un rapport qualité/prix tout à fait correct, avec à la clé à chaque fois une bouteille de 300 ml de lait ! Inutile de dire que nous (les parents) préférons la loge au van, laissant ce dernier à nos hôtes à leur convenance… ou à celle de leur bourse!
Sur la route de Dunedin ensuite, une vraie curiosité naturelle avec les boules de boue pétrifiées déposées sur une plage océanique, des « Moeraki boulders » qui se prêtent merveilleusement bien au rite de la photo-souvenir originale.
Dunedin et sa vie trépidante qui tranche avec la paix qui règne le long des routes, ville estudiantine agréable à parcourir avec notamment un bar irlandais et un restaurant italien bienvenus! Et une péninsule d’Otago à faire rêver qui, en son extrémité, offre aux albatros royaux un site protégé de reproduction équipé d’un observatoire nous permettant d’admirer, outre des adultes majestueux dans leur envol, quatre jeunes impassibles dans le vent et la froidure! Un lieu magique où, contre nouvelle taxe d’entrée malheureusement, on aurait pu également admirer des pingouins… ce à quoi nous avons renoncé!
Il est temps de changer de direction: de la côte Est ensoleillée, nous allons passer sur la côte Ouest… Pluvieuse et brumeuse semble-t-il!
Claudine & Jean-Paul
Il va de soi que je ne cautionne pas du tout ce seul exemple d’Octodure comme ville venteuse… N’oublions pas que tout ce vent provient de St-Maurice! Canalisé par ses falaises puis amplifier par la « colline » d’Epinassey 🙂