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A nous la Nouvelle-Zélande… et l’hiver austral! 

du 16 au 23 juin 2015

Trois petites heures de vol et nous voilà de retour en Nouvelle-Zélande! La température est un peu plus fraîche, mais nous découvrons Auckland sous le soleil, ce qui est bien agréable! Demain, les parents débarquent après une vingtaine d’heures passées dans les airs… Au programme: location d’un camping-car et découverte des îles du Nord et du Sud durant 3 semaines et demi!

Contre toute attente, les parents semblent en forme et pas trop fatigués de leur long voyage… (enfin, sans la bière de la fin d’après-midi qui aura un peu raison de maman et de son décalage horaire ;-)). Nous les retrouvons donc à l’aéroport après un contrôle stricte de leurs baskets de marche emmenées dans leur sac qu’ils devront ouvrir au bio-contrôle (la Nouvelle-Zélande est très stricte en matière de bio sécurité…), mais duquel ils réussiront à sauver les bocaux de confiture maison!!! Miam! Ça fait chaud au cœur de les retrouver et en moins de 2 mn, c’est comme si on s’était quitté hier!

A peine le temps de récupérer quelques heures de sommeil qu’il est temps de prendre notre camping-car! Nous avons pensé large: nous en avons réservé un pour 6 personnes… Et c’est énorme!! 7.7m de longueur, 3.5m de hauteur, on a un peu l’impression d’être au volant d’un camion!! Les premières heures de conduite ressemblent aux heures d’auto-école tellement on est concentré, mais on s’y fait…

Premier stop: Rotorua et ses activités géothermiques! La Nouvelle-Zélande fait partie de la barrière de feu, ce qui signifie qu’elle est composée de nombre de volcans et des phénomènes y relatifs! Nous visitons un parc où fumerolles, geysers, lac de sulfure et d’arsenic sont légion… C’est un peu déroutant de penser que le sous-sol où nous nous trouvons bouillonne… C’est aussi l’occasion de se baigner dans la culture maori, à la fois guerrière et fascinante! Etant accueilli dans un village, Patrick aura l’honneur d’être désigné chef de ‘notre tribu’ et participera ainsi à un haka…ce qui lui plaira particulièrement!!!

Le mois de juin en Nouvelle-Zélande correspond à notre hiver… (il y a forcément un moment en tour du monde où la saison n’est pas la bonne…) Pantalons, polaire et k-way sont de rigueur, d’autant plus que la pluie sévit… C’est sous un temps maussade que nous atteignons le Tongariro National Park, un parc abritant 3 volcans encore actifs disséminés dans un paysage aride. Il fait encore moins chaud à 1200m d’altitude où nous nous installons pour 2 jours (vive le chauffage électrique dans le van!), mais quand le soleil sort enfin sur la nature légèrement enneigée, c’est magnifique! Avec Patrick, nous retrouvons la même excitation que lorsqu’il neige en plaine chez nous… Pour les parents, c’est plus déstabilisant, l’été venant à peine de s’installer en Suisse! Il faut se réhabituer à la nuit qui tombe à 17h30 et au froid cru qui nous demande de nous emmitoufler… Mais heureusement la Nouvelle-Zélande a d’excellents vins qui réchauffent…

Nous poursuivons ensuite notre route jusqu’à Wellington en vue de prendre le ferry pour l’île du Sud. Il pleut toujours, il neige même par endroits, mais les paysages sont superbes: la nature est verte, vallonnée, parsemée de quelques maisons ou petits villages par-ci, par-là, et évidemment de moutons… On ne peut s’empêcher de penser aux scènes du Seigneur des Anneaux!

Le Pacifique et ses îles…

du 3 au 16 juin 2015
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Nous quittons le soleil radieux de l’Australie pour la prochaine escale : la Nouvelle-Zélande, où nous faisons une courte étape de 2 jours, le temps de sortir pantalons et k-way et retrouver Benjamin que nous avions laissé 2 mois plus tôt à Hanoï! Lui vient de passer 2 mois en NZ, nous, nous allons la découvrir. Mais avant ça, et en attendant Jean-Paul et Claudine qui vont nous rejoindre plus tard à Auckland, on s’octroie 11 jours de « vacances » en Nouvelle-Calédonie. Cette petite île de 18’580 km2 à moins de 3h de vol d’Auckland est l’un de ces petits « paradis-du-bout-du-monde » du Pacifique sud.
Tout d’abord, ce qui nous a frappé  depuis le hublot de l’avion, c’est la barrière de corail qui entoure l’île et qui créé ce très beau lagon bleu-vert turquoise par endroit. Ensuite, on s’est retrouvé en terre très connue : ici on parle français, on re-roule à droite, on retrouve des marques comme Carrefour, Auchan, Quick, Decathlon et consort. Ca a des avantages : c’est facile à se comprendre, on remange des « ptits-princes », Anne peut s’acheter des habits estampillés « Quechua », on se jette sur du vrai fromage, mais ça a aussi des inconvénients : après 7 semaines de conduite à gauche, on ne sait plus comment prendre les intersections, on ré-enclenche l’essui-glace au lieu du clignoteur, des gens roulent comme des saguouins avec des Peugeot, Renault ou Citroën blanches, les toilettes publiques sont dégueu, et y’a plein de Français!  C’est comme la France : « très beau pays, mais habité par des Français » 😀 (PS : Ca marche aussi pour les Etats-Unis)
Heureusement il y a les Kanaks (et certains Français qui restent cools), ces indigènes de la Nouvelle-Calédonie. Ils n’ont pas encore tout cédé aux frouzes, au contraire, ils envisagent même l’indépendance! Un referendum doit d’ailleurs s’organiser d’ici 2016.
Nous partons donc à la découverte de La Grande Terre (par opposition aux Iles Loyauté et île des Pins, petites îles calédoniennes). C’est un très beau pays qui s’offre à nous : mise à part Nouméa, la capitale (160 des 250’000 habitants), les paysages sont encore très sauvages. Il faut préciser que la NC exploite le nickel (25% des réserves mondiales) plutôt que le tourisme, du coup les structures touristiques sont peu développées, spécialement l’hébergement. Nous avons eu peu de choix pour passer la nuit, nous nous contentions souvent de l’un des 2-3 gîtes disponibles dans la région visitée. Mais ça a aussi son charme et ça a rendu notre séjour plus authentique. Nous avons parcouru l’île principale du nord au sud, d’est en ouest. Le sud est marqué par une terre très rouge riche en oxyde de fer, le nord est très sauvage et les routes en mauvais état. La côte Est est à proximité de la chaine montagneuse et habitée d’une végétation luxuriante, la côte Ouest est plus vaste et plate. Durant ce séjour, nous avons fait quelques randonnées sur des sentiers pas toujours bien entretenus, un peu de farniente, et 2 belles plongées sur la barrière où nous avons pu observer la faune aquatique, notamment des dauphins ainsi que des requins gris et des requins à pointe blanche!! Nos premiers requins (euh…parle pour toi, Patrick ;-P) J’ai trouvé ça assez sur-réaliste de pouvoir observer ces bêtes en train de chercher leur déjeuner! Heureusement qu’on n’en constituait pas un de choix pour leurs papilles!
Bref, après « ces quelques jours de repos » à profiter des plages, de la nature et de la bonne nourriture, il est temps de retourner au frais, pour découvrir en compagnie de Jean-Paul et Claudine, d’autres îles, plus grandes, influencées par les Anglais et tout ce que ça implique 🙂

Une semaine de dingue: Town of 1770, Lady Musgrave Island et Fraser Island

du 24 mai au 2 juin 2015

La mission « ornithorynques » accomplie, nous pouvons poursuivre notre route! Prochain arrêt: Town of 1770 … Oui, ce nom est un peu étrange… il ne faut pas chercher bien loin: le capitaine Cook a découvert les lieux en … 1770!! Bref, cette petite bourgade au bord de l’océan est fort jolie et est connue pour offrir les cours de surf les moins chers de la côte! 17$ AUD pour 3h de cours … et 3 jours de courbatures!! Mais l’expérience a été absolument géniale!! Elle a commencé par un briefing par le surfeur australien de carrière: la cinquantaine, les cheveux longs et blonds, un accent australien à couper au couteau et des « alright guys » chaque 3 mots (sans exagéré) … Puis, descente sur la plage, prise de nos planches de surf, explications, démo et entrainement sur le sable… Et c’est parti! On entre dans l’eau avec nos planches, on se prend quelques vagues, on essaie de monter sur la planche mais on perd l’équilibre, allez faut réessayer mais une vague nous emporte sur le rivage, faut revenir, remonter sur la planche, pagayer, attendre la vague, se lever… Et au bout de quelques plusieurs essais, yeeessss, on est debout, we did it, youhou!!! Après 3h de cours, on est claqués… On ne fera pas grand-chose le reste de la journée, mais on ressentira une certaine satisfaction 🙂
Town of 1770 n’est pas connue que pour le surf, mais aussi pour sa situation au sud de la barrière de corail et surtout à 60km d’une petite île à la Robinson Crusoé, entourée d’un lagon d’un bleu turquoise rempli d’une vie sous-marine digne de Nemo (le dessin animé de Disney pour ceux qui ne situent pas!): Lady Musgrave Island (plan)! L’île déserte telle qu’on se l’imagine!! Seuls les oiseaux migrateurs et les tortues viennent chaque année séjourner sur l’île lors de leur période de reproduction… et quelques aventuriers comme notre guide qui viennent passer 3 semaines de vacances dans ce lieu magique certes, mais où il n’y a absolument rien à part une toilette sèche! Pour un aller-retour dans la journée, nous nous laissons tenter… Mais ce petit paradis, il faut le mériter! 1h30 de brassage dans tous les sens: c’est l’océan pacifique et nous n’avions jamais vu des creux aussi grands!! La moitié des personnes à bord est malade… Nous y échappons, merci nos estomacs bien solides!! Une fois arrivés sur place, c’est le bonheur! Nous faisons une balade sur l’île, un tour dans un bateau à fond plat nous permettant de voir les coraux, puis du snorkelling… Jamais vu autant de vie qu’à cet endroit-là, et surtout autant de tortues: 12 en même temps!!! On revient, tout émerveillés, sur des eaux plus calmes (on est dans le sens des vagues!) … C’est nettement plus agréable!

Après ces deux belles journées, notre route continue jusqu’à Hervey Bay, point d’accès à Fraser Island, la plus grande île de sable au monde (plan)… Un 4×4 est nécessaire pour la parcourir car on ne roule donc que sur du sable. Notre van ne va pas faire l’affaire et on ne se sent de toute façon pas de conduire nous-même: un tour organisé de 2 jours sera parfait! On embarque sur le ferry puis dans le gros bus 4×4 de Steve, notre guide-chauffeur! Nous sommes un petit groupe de 13, génial, le bus peut contenir jusqu’à 40 personnes! On commence à rouler et on découvre une végétation luxuriante qui pousse sur … du sable!! A l’origine: une bactérie présente sur l’île qui permet aux arbres et plantes de se développer… et c’est le seul endroit au monde où ce phénomène a lieu… Décidément ce pays!! Durant ces deux jours, nous ne verrons que des lieux magiques: un lac d’eau de pluie aux couleurs bleu turquoise, une forêt pluviale, des dunes de sable qui tombent dans un lac, une plage longue (et vierge) de 75 miles sur laquelle nous roulerons, des rivières d’eau douce transparente… On en revient pas tellement c’est beau et unique! A tel point qu’on s’offre un petit vol de 15mn au-dessus de l’île… Woaw! C’est incroyable!!!

Mais il est temps de redescendre sur terre… « Plus que » 3 jours dans ce pays surprenant et magnifique! Nous les passons à Noosa, une petite station balnéaire assez huppée… Nous sentons que nous nous rapprochons de Brisbane et de la fameuse Gold Coast! Une visite à l’Australia Zoo nous permettra de voir, même de toucher des koalas, de nous approcher des célèbres kangourous et d’observer toutes les espèces qui vivent sur cet île-continent!

Voilà, il est l’heure de rendre notre cher campervan et de quitter le soleil d’Australie! Nos 7 semaines à sillonner les routes australiennes ont été une réelle découverte que ce soit le fait d’avaler des milliers de kilomètres, de voyager avec notre maison, de s’installer en pleine nature pour la nuit, de cuisiner à la lampe frontale, de voir des paysages extraordinaires défiler devant nos yeux, mais aussi de lire les milliards de panneaux de mise en garde le long des routes (du style: « Survive this drive! Take a break »), d’entendre des cris d’oiseaux les plus absurdes les uns que les autres… Bref, on a fait un roadtrip en Australie!