Nous avions cru comprendre, après lecture de divers blogs, qu’arriver à Banlung n’était pas chose aisée. Nous nous sommes donc renseignés dans plusieurs agences, savoir quelle route était empruntée, par bus ou par minivan… Nous nous sommes laissés tenter par l’option minivan par la route du nord (une nouvelle route!) qui devait prendre 6h00 au lieu de 12h00 en gros bus (par l’ancienne route!)! Le top! Mais ce n’était qu’un leurre… Après avoir pris un tuk-tuk à 4 + 4 gros sacs (les connaisseurs imagineront la scène), nous arrivons dans la cour d’une guesthouse. Assez rapidement, on nous dit qu’il n’y a pas de minivan, que nous allons tous prendre un gros bus jusqu’à une ville à 5h de Siem Reap (Stung Treng), et ce n’est qu’à partir de là que des minivans nous emmèneront chacun dans nos destinations respectives! Bon, allons-y… Le bus était, comment dire, à la limite de la décomposition! Patrick a pu stopper l’arrivée de l’air conditionné en bourrant les sorties d’air de sacs plastiques… Etonnamment, le trajet s’est bien passé, avec un boucant d’enfer mais sans problème majeur! 2h d’attente à Stung Treng dans un petit resto au milieu de nul part, notre minivan arrive, déjà remplis de locaux! Nous sommes 8 touristes à devoir y entrer… Nos sacs sont bourrés sous les sièges, donc sous les pieds des voyageurs et finalement, nous arrivons à tous entrer! Nous serons 19 adultes + 3 enfants pour 14 places! On se rendra compte après coup qu’on ne détient même pas le record! Après 2h de route et en fin de journée, nous arrivons à Banlung! Effectivement, arriver jusqu’ici n’est pas chose aisée 😉
Nous passons 4 jours dans cette petite ville qui n’a rien de charmant et où la poussière est omniprésente, mais où les locaux sont bien plus nombreux que les touristes! On se balade en scooter entre cascades et lac volcanique. Une petite randonnée d’un jour dans la jungle voisine et la découverte d’un petit pays qui se fait happer par le Vietnam voisin et la Chine: le Cambodge a vendu ici une grande part de ses terres pour les plantations d’hévéas (arbres à caoutchouc) impliquant déforestation et aucun revenu pour la population (même pas d’emploi puisque le Vietnam amène directement ses propres travailleurs)!
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